Symbiographic Ouverture prochaine de votre espace de symbiographie. Le site prend forme.
Franck Prignet

À propos

Je me souviens d'une sensation bien avant d'élaborer un processus.

Enfant, chaque déménagement était une aventure. Une nouvelle maison, une nouvelle chambre, un nouveau jardin. Pourtant, avant même de m'y sentir chez moi, quelque chose me parlait déjà. Certains lieux invitaient naturellement à s'y poser. D'autres semblaient chargés d'une tension silencieuse, comme si leurs murs avaient gardé la mémoire de ceux qui les avaient traversés.

Je n'avais pas les mots pour l'expliquer. Je savais seulement que les lieux racontaient une histoire. Longtemps, cette intuition est restée sans réponse.

Puis la photographie est entrée dans ma vie.

Pendant près de trente ans, elle m'a appris à regarder avant de montrer. Derrière chaque visage, chaque paysage, chaque architecture, je cherchais moins à produire une belle image qu'à révéler une présence, un équilibre, une relation. Sans le savoir, je poursuivais déjà la même recherche.

Puis tout s'est effondré en même temps.

La perte du "personnage du photographe" — comme j'aime l'appeler — un déracinement brutal, un déménagement de Paris vers la campagne. Du brouhaha de la ville au silence d'un lieu inconnu. Un changement radical d'environnement, de relations, de repères, d'identité.

C'est dans ce fatras que j'ai commencé à suivre des ateliers de radiesthésie. Pas par vocation. Par nécessité. Pour mettre du sens dans ce qui n'en avait plus. Pour comprendre pourquoi certaines blessures se ranimaient. Pour apprendre à décoder ce chaos apparent — et en tirer l'essentiel.

Ce que j'ai compris plus tard, c'est que cette période ne m'apprenait pas seulement à traverser. Elle m'apprenait déjà à inspirer les autres à faire de même.

Avec le temps, une évidence s'est imposée. Je n'avais jamais changé de chemin.

Depuis toujours, je cherchais à comprendre ce qui relie les êtres, les lieux et le vivant. Ce qui fait qu'un espace apaise ou oppresse, qu'une rencontre transforme, qu'un événement prend soudain tout son sens. Derrière la diversité des expériences, une même quête était à l'œuvre : révéler la cohérence souvent invisible qui relie les différentes dimensions de notre existence.

C'est de cette prise de conscience qu'est née la Symbiographie.

La vie, je crois, n'est qu'une transition permanente d'états et de situations. La Symbiographie est née de cette conviction — et de l'envie de poser un regard différent sur ce qui se présente, plutôt que de le subir.

Photographie : rendre visible par l'image. Symbiographie : rendre visibles les relations par leur représentation.

C'est une continuité de regard, pas une rupture professionnelle.

→ Le regard du photographe, en images

Parce que je crois que, lorsque les relations deviennent plus lisibles, une forme d'harmonie peut apparaître naturellement. — Franck Prignet

Pour aller plus loin dans la compréhension de la démarche :

→ Lire le manifeste de la Symbiographie